Et maintenant, un petit instant de littérature, avec un roman de science-fiction de Iain M. Banks, « L'Homme des Jeux ».

    Ce livre est le premier livre de Iain M. Banks que je lis, et j'y ai découvert la Culture, société centrale de plusieurs œuvres de cet auteur.
    C'est une société galactique, regroupant de nombreux systèmes planétaires, de nombreuses espèces intelligentes, y compris l'homme, au sein de ce qui pourrait se rapprocher d'une utopie. L'abondance des ressources lui permet d'exister sans avoir recours à l'argent ou à la notion de propriété, laissant ses biens matériels à libre disposition de tous. Elle prône l'égalité entre tout les individus (qu'ils soient biologiques ou mécaniques) et la liberté, permettant à ses membres de changer de sexe à volonté et de s'occuper comme ils le désirent, sans se voir imposer un travail. Expansionniste, elle le fait autant que possible de manière « pacifique », en influençant et assimilant les autres civilisations plutôt qu'en les détruisant ou en les envahissant.

    Au sein de la Culture, dirigée par des intelligences artificielles sur-développées nommées « Mentaux », vit Gurgeh, un joueur de jeux, c'est-à-dire un homme qui a fait des jeux de stratégie son unique passion. Gurgeh est un des joueur de jeux les plus respectés et les plus redoutables, mais c'est aussi un homme dont l'enthousiasme est en train de s'essouffler. Il lui est donc conseillé de s'adresser à Contact, une organisation de la Culture chargée, comme son nom l'indique, de prendre contact avec les autres civilisations, en espérant que celle-ci puisse lui proposer quelque chose pouvant l'occuper.
    La réponse ne se fait guère attendre : quelque part dans la galaxie existe l'empire d'Azad, un empire sexiste et hiérarchisé. Tout son système repose sur un unique pilier : le jeu d'Azad, son tournoi se déroulant tout les 6 ans, et dont le classement final permet de déterminer la position hiérarchique de chacun, le grand vainqueur se voyant couronné empereur. Contact lui propose de participer en tant qu'invité au tournoi se préparant.
    Après hésitation, Gurgeh embarque donc pour un choc de culture. Il explorera la cruauté et la décadence de l'empire d'Azad, inquiétera ses plus haut dignitaires par son succès au jeu, et se rendra compte, au fil des intrigues, que sa propre société n'est pas forcément parfaite.

    Un livre de près de 500 pages, qui, malgré les quelques longueurs que je lui ai trouvé, reste distrayant à lire.