De nombreuses propositions ont été faites à travers les millénaires pour donner accès à la culture et au savoir au plus grand nombre. A son époque, les apports de Gutenberg à l'imprimerie furent salués par de nombreuses personnes comme des innovations déterminantes pour la multiplication et la diffusion des textes, preuve que cette volonté de les mettre entre toutes les mains n'est pas caractéristique de notre époque. Plus lointaine encore, la bibliothèque d'Alexandrie, un des plus florissants projets de centralisation de la connaissance, avait pour objectif de rassembler en un même lieu l'ensemble du savoir, et ainsi le mettre à disposition des plus grands penseurs de son temps.
    De nos jours, après la venue de la presse et des enregistrements audio et vidéo, avec l'accès souvent gratuit aux médiathèques et notre système scolaire, la culture et la connaissance semblent enfin être à portée de tous. Et pourtant... Les études supérieures sont toujours payantes, et les médiathèques ne contiennent pas tout les livres, ni tout les enregistrements.

    Avec l'arrivée d'Internet, les choses ont semblé pouvoir changer. Nous avions là le plus puissant moyen de propagation d'informations que le monde n'ait jamais connu ! Encodés dans les serveurs, tout pouvait traverser les continents en un rien de temps : écrits, dessins, audio/vidéo, jeux vidéos, tout les supports que pouvaient prendre la culture et la connaissance. Quelques clics permettaient d'obtenir n'importe quel livre, n'importe quelle musique, n'importe quel film, partout où nous pouvions nous connecter à cet immense flux.
    Aujourd'hui, à l'heure de la grande polémique autour du téléchargement illégal, je me pose la question : comment pourrions-nous aller plus loin que les médiathèques et les écoles ? Comment pourrions-nous utiliser cet instrument incroyable pour la diffuser plus encore ? De nombreuses solutions ont été proposées, certaines plus célèbres que d'autres. On peut citer Wikipédia, les réseaux peer-to-peer, les très récents cours gratuits par internet de l'université de Stanford, ou encore la licence globale.

    Dans cette atmosphère de débat, de tentatives, de recherche d'évolution, je souhaitais devenir un exemple à mon humble niveau. A la question : comment mettre mes livres à la portée de tout le monde tout en me permettant d'en vivre au moins en partie ? J'ai choisi de répondre : en ne faisant pas payer ce que j'exige, mais en laissant mon lecteur me donner ce qu'il désire.
    Aussi, en décidant de faire confiance à mes lecteurs, en espérant ainsi distiller en lui le sens des responsabilités, du partage et de la générosité, je m'engage à vendre mes œuvres à prix libre sur internet, laissant à mes acheteurs potentiels le libre choix du prix de leurs acquisitions. Il me financeront ainsi chacun dans la mesure de leurs moyens.
    La possibilité de me faire un don est donc là pour me « récompenser », si vous m'en estimez digne et si vous en avez les moyens, de tout ce qui se trouve déjà sur ce blog, et pour tout ce qui s'y trouvera à l'avenir. C'est un échange : plus je reçois d'argent par le biais de mes écrits, et plus je pourrais m'y consacrer, être productif et vous donner en retour. Je vous fais confiance.