Et maintenant, un petit instant de cinéma, avec le film « Paycheck », réalisé par John Woo en 2003, selon un scénario de Dean Georgaris.

    Michael Jennings est un ingénieur spécialisé dans la rétro-ingénierie. Il travaille sur des projets si confidentiels qu'à la fin de chaque contrat, on efface de sa mémoire tout souvenir datant d'après le début de celui-ci. Un beau jour, une entreprise lui propose un contrat de trois ans, avec pour rémunération des actions à hauteur de plusieurs millions de dollars.
    Trois ans plus tard, Michael Jennings se retrouve dans le bureau de son employeur, la mémoire effacée. Rapidement, il apprend qu'il a renoncé à ses actions au profit d'une vingtaine d'objets usuels, mais aussi qu'il est poursuivi par le FBI qui veut en savoir plus sur son dernier projet, et par des tueurs à gages.

    Michael Jennings est à la fois un scientifique et un personnage principal. Digne d'un Gordon Freeman (le héros de Half-Life), ses diplômes scientifiques lui permettent de surpasser tout ses adversaires au combat. C'est donc tout naturellement qu'il se retrouve en plein coeur d'une histoire bourrée d'action, où les voitures explosent et où les agents du FBI se retrouvent humiliés par des blouses blanches.
    Parcourant des décors fouillés, dans une intrigue certes classique, mais néanmoins travaillée, on ne perd pas un instant du spectacle. La maîtrise de la caméra permet de bien suivre des scènes d'actions qui s'enchainent sans indigestion. Les seuls bémols que je puisse y trouver est le discours sur le destin, usuel, déjà maintes fois ressassé, et la toute fin rendue un peu bancale par un évènement n'existant que pour rendre le « happy ending » encore plus « happy ending ». Un bon film malgré tout.