Et maintenant, un petit instant de littérature, avec le roman « Laura, voyage dans le cristal » écrit en 1865 par George Sand.

    Alexis Hartz était un jeune homme qui n'a que peu de passion pour le travail. Son oncle, directeur d'un cabinet d'histoire naturelle, lui trouva une fonction : aide du sous-aide conservateur en section minéralogie. Peu intéressé, il regardait les collections de roches avec dédain, et dormait pendant les cours. Il était passablement occupé à ne rien faire.
    Sa cousine Laura, un beau jour, vint rendre visite à sa famille. Cette jeune femme de 16 ans n'était pas particulièrement belle, ni particulièrement intelligente. En fait, elle n'était rien de plus que parfaitement commun. Pourtant, Alexis fut touché par elle, et c'est tout son amour-propre qui fut déchiré quand elle le critiqua sur sa conduite passée, quand ils vivaient ensemble, enfant, à la campagne, et présente, oisive au conservatoire. Alexis était tombée amoureux d'elle. Quand elle fut partie, il se mit alors à travailler et à apprendre, pour l'impressionner. Il devint un aide compétent, et un élève studieux. Mais quand Laura revint, un an plus tard, elle n'en fut guère impressionné.
    Un beau soir, il la suivit dans les rangées de collection de roches. Il fut alors emporté à l'intérieur d'une géode, dont les cristaux devinrent des montagnes magnifiques et Laura une créature époustouflante de beauté et de sagesse. Cette Laura, amoureuse de Alexis, entreprit ainsi de l'initier à des secrets qu'il n'aurait pu concevoir.

    C'est un petit livre, à peine 150 pages, c'est une petite histoire. En vérité, je n'ai ressenti que peu d'ambition dans cet ouvrage. Modeste production, probablement plus destinée au loisir qu'à la critique d'une époque, domaine de prédilection de l'écrivaine George Sand. Modeste elle reste.
    Bien que plaisante, que distrayante, qu'étant d'assez bonne facture, que dépourvu de véritable défaut à dénoncer, je n'y ai rien trouvé de vraiment remarquable, je n'ai décelé aucune qualité capable d'élever cette histoire vers la splendeur. Elle est efficace dans sa simplicité, accueillante dans sa sobriété et, admettons-le, elle possède une certaine originalité dans les pouvoirs qu'elle offre aux roches, et à la manière dont ils sont usés. Bon titre pour s'aérer l'esprit entre deux oeuvres de plus grande envergure.