Et maintenant, un petit instant de cinéma, avec le fim « Le Hobbit : Un voyage inattendu » réalisé en 2012 par Peter Jackson, selon un scénario de Peter Jackson, Guillermo del Toro, Fran Walsh et Philippa Boyens, basé sur le roman « Le Hobbit » de J. R. R. Tolkien.

   Tandis que les préparatifs pour le cent-onzième anniversaire de Bilbon Sacquet continuent, ce dernier décide de commencer la rédaction de l'aventure à laquelle il a prit part dans sa jeunesse. Il y a de cela longtemps, raconte-t-il, les nains possédaient un riche royaume au sein de la Montagne Solitaire, Erebor. Mais un jour, leur or et leurs joyaux attirèrent Smaug, un dragon venu réclamer par la force la cité des nains pour s'accaparer leurs fortunes et s'installer dans les ruines. Le roi nain Thror, ne parvenant pas à défendre sa montagne, l'abandonna avec son peuple, et tenta de reprendre la Moria, ancienne nation naine tombée sous l'assaut des orcs et occupée par eux depuis. Thror mourut dans la bataille, et bien que Thorin, son petit-fils, l'ai vengé, les nains de son clan durent battre en retraite et s'adapter à leur absence de patrie.
   Bien des années plus tard, Bilbon Sacquet, jeune hobbit casanier et sans histoire, reçoit la visite du magicien Gandalf, dont il ne se souvient presque pas. Malgré cela, le magicien propose à Bilbon de prendre part à une aventure, offre que ce dernier rejette. Mais le soir-même, treize nains s'incrustent chez lui, accompagnés du magicien gris, et dirigés par Thorin. Leur objectif est de reprendre Erebor des griffes de Smaug, et ils pensent que l'adresse et la discrétion légendaire des hobbits peuvent leur être utile. Bilbon rejette à nouveau l'offre, effrayé par les risques. Mais le lendemain, alors que le magicien et les nains sont partis, il prend conscience de l'opportunité qu'il est en train de rater, et court rejoindre la petite troupe.

   « Le Hobbit : un voyage inattendu » était un défi très délicat pour Peter Jackson. Il devait être fidèle à ce qu'il avait déjà fait avec la trilogie du Seigneur des Anneaux pour satisfaire ses fans, tout en s'en distinguant pour ne pas les décevoir. Il devait faire un film d'aussi bonne qualité que ce qu'en a retenu le titanesque tapage médiatique ayant fait l'éloge de la première trilogie. Et à côté de ça, il devait aussi respecter le roman de Tolkien pour ne pas irriter les fans de l'auteur qui ont déjà critiqué ses trois premiers films de cet univers pour les libertés qu'il y a prit. Vouloir respecter tout ça laissait très peu de marge de manoeuvre, et je ne sais pas ce que doivent penser les fans des films ou les fans des livres du « Hobbit ». Par contre, je peux vous dire ce que j'en ai pensé, en tant qu'individu qui n'a jamais lu les romans de Tolkien, qui a apprécié la première trilogie sans crier aux chef-d'oeuvres de la décennie, et qui donc n'avait pas d'exigence aussi élevées pour ce nouveau chapitre : je l'ai trouvé au même niveau que le Seigneur des Anneaux, même mieux que le Retour du Roi que j'avais jugé, personnellement, un peu trop plongé dans le « too much ».
   Oui, le scénario du Hobbit n'est pas original, mais peut-on vraiment critiquer à ce sujet l'adaptation cinématographique de l'épopée fondatrice des bases nous servant à le considérer peu original ? Oui, certaines scènes font clairement écho à des scènes similaires des trois premiers films, ce qui est plus difficilement défendable. Malgré tout, retrouvant bien conservée l'atmosphère à la fois pittoresque et épique de la Terre du Milieu, cela ne m'a pas suffisamment choqué pour me gâcher cette découverte. J'ai lu des critiques regrettant la longueur de ce volet, et je ne les approuve pas, n'ayant pour ma part perçu aucune longueur ennuyeuse. Maintenant, j'attends le prochain volet avec intérêt, et non avec crainte comme pour beaucoup d'admirateurs exigeants.