En ces temps lointains dans l'avenir, c'était l'Eden. Sur toute la surface des planètes habitées, les enfants jouaient dans une nature luxuriante. Luxuriante dans divers domaines. Il y avait de magnifiques jungles, de grandioses déserts de sable, de sublimes calottes glaciaires, de somptueux océans, de splendides montagnes aux pics enneigés, de majestueuses cavernes, d'admirables marais et forêts, de sublimes plaines et vallées. Les enfants jouaient avec des animaux de toutes les espèces, joyeux, aimables, capables de parler, des animaux qui n'avaient pas besoin de se manger les uns les autres pour vivre. Ils étaient tous heureux, enfants comme animaux, batifolant dans les plaines, les bois, les mers, la neige, éternellement jeunes. Ils ne souffraient ni du froid ni de la chaleur, ni de la faim, ni de la soif, ni de la peur, ni de la tristesse. Ils étaient heureux.

En dessous de la surface, dans le manteau planétaire des planètes, il y avait les adultes. Ils étaient à la recherche du savoir, de la connaissance, de la culture, mais aussi de l'art, de la beauté, de la vérité, de la justice. Dans leurs laboratoires, ils créaient de nouvelles choses, et dans leurs ateliers, ils créaient de nouvelles oeuvres. Ils étaient heureux de chercher et de créer. Et quand ils en avaient assez de chercher et de créer, ils pouvaient redevenir à volonté des enfants à la surface. Tout comme les enfants à la surface, quand ils avaient envie de chercher et de créer, pouvaient redevenir des adultes à volonté.

Enfin, dans le noyau des planètes, il y avait les anciens, des sages qui jugeaient les gens. Sur la planète Terre, ils jugeaient les hommes et les animaux. Ceux qui étaient mauvais, comme Hitler,  Mussolini, ou Pompée, ils les abandonnaient. Mais ceux qui étaient bons, comme Bouddha, Léonard de Vinci, Nikola Tesla ou Martin Luther King, ou des gens biens comme toi et moi, ils recopiaient leurs cerveaux et les faisaient revivre dans cet Eden, en leur laissant le choix d'être un enfant ou un adulte et de changer d'âge autant qu'il leur plaira, pour l'éternité.

C'était un rêve que j'ai fait.