Annonce-moi tes voeux, mon maître,
Mais choisis bien.
Non je ne serai pas un traitre,
Mes pouvoirs sont les tiens.

Je ferai tout ce que tu veux,
J'obéirai.
Tu peux ordonner tes trois voeux
Et je t'exaucerai.

Mais je t'implore, mon maître,
Ce n'est jamais assouvi.
Ne sens-tu aucune autre envie naître ?
N'y a-t-il que l'argent pour faire ta vie ?

Voici fait,
Mais maître, je te hais :
Ne pourras-tu aimer
Que pièces de monnaie ?

Tu me vois, je suis tout puissant,
Et éternel.
Je vis pour un besoin pressant,
Un besoin de réel.

C'était pour moi un paradis
A recevoir.
A cause de ce qui m'est dit
Il vire au cauchemar !

Mais je t'implore, mon maître,
Ne soit pas si ambitieux.
Quels malheurs désires-tu commettre
En devenant le seigneur de tous les lieux ?

Voici fait,
Mais maître, je te hais :
Qu'est ce que le pouvoir
Quand le coeur y est noir ?

J'ai désiré, il fut un temps,
D'être enfermé.
Sceller mon pouvoir éclatant
Fut mon vœu affirmé.

Pourtant je dois créer l'estampe,
C'est mon chemin,
Coincé à vie dans cette lampe
Que tu tiens dans tes mains.

Mais je t'implore, mon maître,
Ne te donne pas ce droit.
Pourquoi de morts veux-tu te repaître ?
J'ai déjà tout tué, du mendiant au roi !

Voici fait,
Mais maître, je te hais :
Car mes pouvoirs ne sacrent
Pas pour faire un massacre.

Et, s'il te plait,
Fais-moi juste une faveur,
Ainsi replet
Des voeux donnés par ton coeur.

Trouve un endroit isolé,
Perdu au loin de toi,
Au loin de tout, et va m'y voiler :
Oublie-moi !

Voici fait,
Mais maîtres, je vous hais :
Car vos coeurs furent noirs
J'y ai perdu l'espoir.

Voici fait,
Mais maîtres, je vous hais :
En entendant vos voeux,
J'ai subis vos aveux.