Quelque part dans les contrées,
Une région m'a attiré.
J'ai donc visité une fausse idylle,
Un manoir et autour une ville,
Tout le peuple survivant et chérissant.
Périssant.
Dans le manoir, le silence.

Il y a quelques serviteurs
Qui pourtant font leur bonheur,
Qui entretiennent cette demeure,
Qui répondent quand arrive enfin l'heure.
Quand on sonne ici, on nous dit : “le Seigneur le Roi
N'est pas là.”
Dans le manoir, le silence.

Et devant l'entrée du jardin,
La foule reste là en vain,
Discutant de si entends-tu dont,
Discutant du nom qu'il a mais non,
Discutant de si il sont un ou plusieurs.
Et on pleure.
Dans le manoir, le silence.

Et quand quelqu'un là demande :
“Pourquoi donc on y quémande
Des conseils sages et bienvenus ?
L'ordre vertueux tombant des nues ?”
On répond, mais cela prend du temps.
.
“Il y a : le Manoir ; le Silence.”

Ainsi est ce petit monde,
Pas de Seigneur à la ronde,
Mais le serf dévoué sait ce qu'ils veut,
Il lui parle malgré les envieux,
Attendant dit : “est gravée dans la pierre
Sa noble loi sur notre terre.”
Ainsi vit.
Glorifiant : le Manoir ; le Silence.