Note : Ce poème est ma réponse à un de mes propres poèmes, "Le Frère Maudit".
http://lepollen.scheindorf.info/post/2016/08/31/Le-Fr%C3%A8re-Maudit
Cela fait déjà longtemps que j'aurais dû l'écrire.

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A la longue table
Du grand godi,
Deux chaises vacantes, c'est une paire.
Est-ce plus agréable ?
Quand l'on perdit
Le beau, le fils de l'autre frère.

Il me faut parler
De la victime,
De qui subit la vengeance cruelle.
Dans la cité,
Il faisait mine :
“Regardez-moi, moi l'immortel.”

Abattu

D'une flèche, d'un simple gui,
Le grave oubli de mère aimante.
Il fit l'idiot, l'orgueil le prit,
Méritait-il pourtant la plante ?

Le fils est perdu,
Le frère perdant,
Et le roi des dieux pleure sans repos.
Lui l'acceptait,
Mais le Pacte de Sang
L'aura fait s'écouler bien trop.

Abattu

Encerclé par deux grandes pertes,
Une tombe et un châtiment.
Il laissa grand la grotte ouverte,
Qu'il sorte venu le moment.

Balder, Balder, que pourrait-on bien sans toi ?
“Je reviendrai au jour, promis...”
Odin, Odin, n'est-ce donc pas toi la loi ?
“Je ne pensais pas voir cela finir ainsi...”

Abattus,

Abattus,

Sont le dieu de toutes victimes,
Et le dieu de tous les chagrins.
Balder, pardonne-moi ces rimes,
Merci, pour l'hydromel Odin :

Heik et heik vous trois !