On le connait, cet empereur du ciel,
Fier et savant, au puissant potentiel.
Maître du vent, qu'il siffle, il exhiba :
L'oeil portant loin, il planait tout en bas.

Frolant l'aile, il volait décidé.

Dans certains bois, il vint trouver refuge,
On put penser au simple subterfuge.
Il était là, comportement étrange,
En compagnie des moineaux, des mésanges.

Frôlant l'aile, il volait décidé,
Et parfois, les oiseaux demandaient :

“Certains aux feuillages
Et d'autres aux nuages :
A la hauteur, n'est-ce pas là la règle ?

Souvent on l'admire,
Son vol peut tant éblouir,
Car c'est haut que vole l'aigle.”

Entendant là la véridique chose
Que les oiseaux ne remettraient en cause,
Il invitait à se poser à terre,
Pour la réponse attendue au mystère.

Frôlant l'aile, il parlait, décidé,
Et toujours, l'aigle leur répondait :

“Certains aux feuillages
Et d'autres aux nuages :
Tu as raison, c'est bien celà la règle.

Je peux resplendir,
On en vient à le dire,
Car c'est haut que vole l'aigle.

A chaque plumage
La maxime des sages :
A la hauteur, n'est-ce pas là la règle ?

Souvent on l'admire,
Son vol peut tant éblouir,
Mais c'est seul qu'ainsi est l'aigle.”