La soif de connaissance
N'a aucune subsistance
Quand rien ne vient la diriger,

Et un jeune assoiffé
Dans ce récit par ce fait
Mal compris se retrouvera piégé.

Le professeur offert
Par la foule attendrie
Au premier cours comprit
Ne rien pouvoir en faire.

Éduquer cet élève
N'était pas plus qu'un vain rêve,
Devinez qui ce maître était :

Le Sage qui montrait la Lune !
Le Sage qui montrait la Lune !

L'astronomie ! La science de l'immense !
N'éveillait nulle présence
Dans ses yeux d'apprenti.

Il regardait le doigt
Quand il s'élevait bien droit
Et de savoir se trouvait investi :

Le Sage lui montrait la Lune !
Le Sage lui montrait la Lune !

Ce pauvre cancre,
A l'idiotie que rien n'échancre,
Ce gâchis d'encre,

Malgré les paraboles,
Resta sourd à ces paroles,
Hermétique à l'astronomie.

Pétri d'admiration
Pour les articulations,
Son grand hobby était l'anatomie :

Il aurait appris
Comment soigner les doigts meurtris
Des Sages qui montraient la Lune !