J'avais mon rêve.
Devenir un écrivain,
Avoir la plume à la main,
Voilà ce que j'en fait...
Rien du soir au matin.
J'en ai bien des idées pourtant,
Je voudrais sortir mes romans,
Qu'elles soient rédigées...

La vie est brève.
Je le sais pourtant si bien,
Et malgré tout rien ne vient,
Le blocage érigé...
Un trauma me retient.
Il me manipule, me ment,
Il m'interdit quand c'est tentant,
C'en est l'effet...

Mais quand viendra la joie de l'écriture ?
Mais quand viendra le temps des reliures ?
Je suis assoiffé d'écrire !
Assoiffé de vivre...

Je prend le glaive.
Je me bat, ne lâche rien,
Pour trancher le noeud gordien,
Qu'enfin il soit défait...
Ce combat est le mien.
Le désir est là constamment,
Et il brûle en moi, éclatant,
Dans mon coeur enneigé...

Aucune trêve.
Je ne fais pas ça en vain,
J'ai l'espoir des lendemains,
Dans mon fief assiégé...
Ce feu n'est pas éteint.
Dans tout ce tumulte, il attend,
Surviendra enfin le moment,
L'instant parfait...

Alors viendra la joie de l'écriture !
Alors viendra le temps des reliures !
Un jour je pourrai écrire !
Et je pourrai vivre...